Une méthode d’infection par phishing du malware QBot.

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Une méthode d’infection par phishing du malware QBot.

Le phishing QBot utilise le chargement latéral de la calculatrice Windows pour infecter les appareils. Les opérateurs du logiciel malveillant QBot utilisent la calculatrice Windows pour charger latéralement la charge utile malveillante sur les ordinateurs infectés.


L’hameçonnage, phishing ou filoutage est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d'identité. La technique consiste à faire croire à la victime qu'elle s'adresse à un tiers de confiance — banque, administration, etc. — afin de lui soutirer des renseignements personnels : mot de passe, numéro de carte de crédit, date de naissance, etc.

En effet, le plus souvent, une copie exacte d'un site internet est réalisée dans l'optique de faire croire à la victime qu'elle se trouve sur le site internet officiel où elle pensait se connecter. La victime va ainsi rentrer ses codes personnels qui seront récupérés par celui qui a créé le faux site, il aura ainsi accès aux données personnelles de la victime, et par exemple dans le cadre d'un jeu, pourra dérober tout ce que la victime possède sur le jeu.

Le chargement latéral de DLL est une méthode d’attaque courante qui tire parti de la manière dont les bibliothèques de liens dynamiques (DLL) sont gérées dans Windows. Il consiste à usurper une DLL légitime et à la placer dans un dossier à partir duquel le système d’exploitation la charge au lieu du dossier légitime. (Sources)


Qbot se classe dans la grande famille des chevaux de Troie (Trojan) avec des caractéristiques de porte dérobée. Depuis 2008, ce malware opère surtout dans le domaine bancaire et le vol des mots de passe.

Identifié en Backdoor.Qbot par la solution de sécurité Malwarebytes, qui note que la plupart des variantes sont compatibles avec les machines virtuelles et que certaines ont des capacités polymorphes. La principale source de ce trojan sont les kits d'exploitation et les courriels piégés avec des pièces jointes infectées.

Ce cheval de Troie utilise plusieurs techniques anti-machines virtuelles et anti-sandbox qui le rende pratiquement invisible aux algorithmes de détection de la plupart des solutions de sécurité. Cette particularité le hisse au sommet des malwares les plus utilisés par les pirates dans leur campagnes de cyberattaque.


Un cheval de Troie (Trojan Horse en anglais) est un type de logiciel malveillant, souvent confondu avec les virus ou autres parasites. Le cheval de Troie est un logiciel en apparence légitime, mais qui contient une malveillance. Le rôle du cheval de Troie est de faire entrer ce parasite sur l'ordinateur et de l'y installer à l'insu de l'utilisateur.

Le programme contenu est appelé la "charge utile". Il peut s'agir de n'importe quel type de parasite : virus, keylogger, logiciel espion... C'est ce parasite, et lui seul, qui va exécuter des actions au sein de l'ordinateur victime. Le cheval de Troie n'est rien d'autre que le véhicule, celui qui fait "entrer le loup dans la bergerie".

Le Cheval de Troie n'est pas nuisible en lui-même car il n'exécute aucune action, si ce n'est celle de permettre l'installation du vrai parasite. Dans leur cyberattaques, les pirates peuvent utiliser la charge utile du trojan pour installer un rançongiciel.

Un botnet (de l'anglais, contraction de « robot » et « réseau ») est un réseau de bots informatiques, des programmes connectés à Internet qui communiquent avec d'autres programmes similaires pour l'exécution de certaines tâches.  Historiquement, botnet désignait des réseaux de robots IRC.

Le sens de botnet s'est étendu aux réseaux de machines zombies, utilisés pour des usages malveillants, comme l'envoi de spam et virus informatiques, ou les attaques informatiques par déni de service (DDoS).

Parmi les botnets les plus connus, on trouve le code malveillant mirai, qui permet de lancer des attaques par déni de service (DDoS) via des objets connectés. Il scanne les ports Telnet ouverts et tente de se connecter à l'aide d'une liste prédéfinie d'informations d'identification par défaut ou faibles.

En décembre 2021, Google met un terme à Glupteba, un botnet constitué d’un million de machines. Ce large réseau était utilisé en matière de cyberattaque via des infections par ransomwares.


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